La méthode de Singapour

méthode de Singapour
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Singapour arrive en tête du classement PISA révélé début décembre. Ce pays qui arrivait dans les derniers du classement dans les années 1990 a réussi à en prendre la tête. Quel est le secret de sa réussite.

 

Dans le dernier classement PISA récemment révélé, en science, Singapour obtient un score de 556 pour une moyenne dans l’OCDE qui s’élève à 493, en mathématiques, le pays caracole également en tête avec 564 points contre 490 en moyenne dans les autres pays. Et le pays domine également en lecture avec 535 points pour une moyenne OCDE qui s’élève à 493. D’après de nombreux spécialistes, Singapour doit sa fabuleuse remontée à la « méthode de Singapour ». Une méthode pensée par le ministère de l’éducation local, inspirée notamment de la pédagogie Maria Montessori.

 

Le principe de la méthode de Singapour

Pour résumer, cette méthode vise à rendre le calcul concret. Comme l’explique Jean Nemo, directeur de la Librairie des écoles, à France Info, avec cette méthode : « on traite moins de sujet mais en profondeur, donc on va s’attarder par exemple pendant deux mois au CP sur l’addition pour explorer toutes les représentations de l’addition. ». Comme il l’explique sur son site internet : « La méthode de Singapour procède par « petites touches » : chaque notion est d’abord présentée puis, l’année d’après, approfondie, et ainsi de suite. Par exemple, la division est enseignée dès le CP mais de manière très simple, sur des chiffres inférieurs à 20. Le symbole ÷ n’est introduit qu’au CE1, et les divisions avec reste au CE2. Le fait d’introduire des notions de façon très simple puis de les revoir en profondeur l’année d’après permet aux élèves de s’y familiariser et donc de ne pas avoir d’appréhension lorsqu’une nouvelle notion est enseignée. Cette approche « en spirale » (c’est-à-dire qui part des éléments les plus simples pour les complexifier progressivement) permet de poser des fondations solides, qui sont sans cesse révisées avant d’être approfondies. L’expérience montre que cette manière de procéder permet à tous les élèves – même les moins « matheux » – de progresser en toute confiance ». Autre avantage de cette méthode, les élèves participent et travaillent en groupe ce qui les incite à s’entraider.

 

La méthode de Singapour en France

En France, de plus en plus de professeurs sont convaincus des bienfaits de cette méthode. Jean Nemo la publie depuis 2008 en France et a formé plus de 500 enseignants ces deux dernières années. D’après lui, aujourd’hui entre 1 500 et 2 000 classent l’utilisent. Et les différents témoignages des professeurs sont très positifs.

 

M Roizard

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