Le bilan de Najat Vallaud-Belkacem

bilan Najat Vallaud-Belkacem

La ministre de l’éducation nationale s’est rendue chez France Inter lundi 6 février dernier pour défendre son bilan. Un bilan dont elle est fière. Cependant un professeur membre du collectif ‘Touche pas à ma ZEP’ et la secrétaire d’une association de parent d’élèves en zone rurale ont soulevé des points pour lesquels ses réponses manquaient de précision.

C’est la fin du quinquennat et l’heure est au bilan. La Ministre de l’éducation nationale n’échappe pas à la règle et a été défendre son bilan lors d’une matinale de France inter. « Le quinquennat va s’achever sur un bilan en matière d’éducation dont je suis éminemment fière » affirme Najat Vallaud-Belkacem. Elle rappelle alors quelques mesures efficaces qui ont été prises par le Gouvernement. « Nous avons redressé une situation qui était catastrophique quand nous sommes arrivés, et réinscrit notre école dans une histoire de réussite mais qu’on ne pourra évaluer que dans cinq ans évidemment si tout cela n’est pas détricoté » explique-elle- au micro de France Inter. Parmi les mesures prises durant ce quinquennat il y a eu la préscolarisation de 30 000 enfants de moins de 3 ans ou encore la réforme du collège qui permet à tous les élèves de pratiquer des langues vivantes et des langues anciennes.

 

La ministre interpellée sur les lycées en zone d’éducation prioritaire

Un auditeur, professeur dans un lycée de ZEP a contacté la ministre pour évoquer le cas des lycées dans les zones défavorisées. Si le primaire et les collèges ont été retravaillés durant le quinquennat et les zones redéfinies, ce n’est pas le cas des lycées, grands oubliés de la réforme.

 

« Voir notre article sur le sujet le mois « Touche pas à ma ZEP », l’éducation prioritaire dans les lycées »  

 

Le professeur qui contacte la ministre affirme que le collectif n’a jamais été reçu par le ministère. Il soutient également et avoir constaté une baisse des dotations des lycées en ZEP. Najat Vallaud Belkacem lui répond que le collectif Touche pas à ma ZEP a été reçu à de nombreuses reprises, qu’aucun moyen n’a disparu et que, mieux encore, plus de moyens seront mis en place dès la rentrée avec 450 emplois supplémentaires.

Tout cela reste très flou, et ne verra pas le jour avant la rentrée 2017, où elle ne sera plus là, sauf peut-être si Benoit Hamon est élu. Par ailleurs, le collectif a été reçu par la direction générale de l’enseignement scolaire mais pas par le cabinet ministériel. En effet, si deux membres du collectif ont effectivement rencontré un membre du ministère en novembre 2016, C’était au titre de leur mandat syndical et non du collectif qu’ils n’avaient alors pas encore rejoint.

 

La question des classes bilangues

L’autre question soulevée par une auditrice, secrétaire d’une association de parents d’élèves, concerne les classes bilangues. Ces classes qui permettaient aux élèves d’apprendre deux langues étrangères dès la rentrée en 6e ont été supprimées avec la réforme du collège car celle-ci permet à tous les élèves d’apprendre une seconde langue dès la 5e et non la quatrième. L’auditrice signale que dans son collège public la classe bilangues a bien été supprimée mais qu’à sa grande surprise une autre devrait être ouverte dans le collège privé voisin. La ministre lui a répondu : « Ce que vous décrivez est absolument impossible, pour une raison simple, les collèges privés appliquent la réforme du collège exactement de la même façon que les collèges publics ». Et pourtant, le directeur du collège privé du village annonce effectivement sur son site internet une ouverture de classe bilangue à la rentrée prochaine et le collège public a bien vu sa classe supprimée en septembre 2016 avec l’application de la réforme.

Le Monde a été enquêter et on peut lire sur son site que le ministère explique que rien n’est encore fait mais qu’il est effectivement question d’une ouverture de classe. Toutefois pour que cette classe ouvre il faudrait que les élèves qui l’intègrent aient déjà été sensibilisés à l’allemand en primaire. Il s’agirait ainsi d’une classe de continuité, qui ont elles été maintenues, et non d’une classe bilangues.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *