5 raisons de contrôler la vie sociale de vos enfants

 

 

Dans cette époque de permissivité obligée, les parents peuvent avoir des réserves à garder un œil inquisiteur sur leur progéniture. Il n’en est rien. Vous avez tout intérêt à contrôler toutes les informations que reçoivent vos enfants.

 

Ne laissez pas l’éducation de vos enfants à leurs professeurs, leurs camarades, les réseaux sociaux ou le pasteur. N’abandonnez pas votre rôle de parent au profit d’une tierce personne fusse-t-elle, animée des plus belles intentions ou des plus hautes recommandations.

 

Un enfant a besoin d’attentions et si vous n’êtes pas en mesure de la lui donner, il ira la rechercher auprès d’autres personnes, voire d’autres substances comme les drogues.

 

 

1. Soyez physiquement présents dans la vie de votre enfant

 

Aménagez des plages d’échanges avec vos enfants chaque jour. Vous trouvez bien 5 minutes dans votre journée pour aller aux toilettes; vous devez pouvoir en trouver 10 pour être en tête-à-tête avec vos enfants. Cela peut se faire le matin pendant qu’ils déjeunent pour aller à l’école ou le soir, à votre retour du travail. Assurez-vous de parler à votre enfant chaque jour; qu’il sache qu’il aura l’opportunité de s’entretenir avec vous sur quelque sujet que ce soit. Et consacrez ce moment à l’écouter sans aucun jugement. Famille divorcée, chérissez ce moment de partage de vie davantage. Qu’il sache que vous êtes là, que vous serez toujours là pour lui.

Plus il grandira, plus il comprendra que votre attention se reporte à d’autres aspects de votre vie notamment professionnelle (vous n’allez plus lui raconter une histoire avant qu’il s’endorme par exemple), mais il saura aussi qu’il lui suffit de vous solliciter pour que vous soyez là; vous l’avez toujours été. Fiable, rassurant, présent. Evitez toutefois d’être le centre d’attention de votre enfant. Ne soyez pas son téléphone portable ou sa console de jeux. Soyez sa brosse à dents.

 

 

2. Sachez qui sont les amis de votre enfant

 

Et ne vous sentez pas morveux de le savoir et de le leur imposer. Vous devez connaître les amis de votre enfant, savoir où ils habitent, connaître leurs parents et leur situation familiale. Les amis de votre enfant passent beaucoup de temps avec votre enfant, voire plus de temps que vous avec votre enfant si l’on retracte le temps qu’il passe à dormir. Ils sont à l’école ensemble, s’amusent ensemble, sortent ensemble… Vous devez contrôler avec votre enfant passe ses journées lorsqu’il n’est pas à l’école.

 

 

3. Ne laissez pas votre enfant seul à proximité d’un adulte sans surveillance

 

Vous devez proscrire toute fréquentation de personne adulte étrangère en votre absence sauf cours particuliers mais dans ce cas, vous devez demeuré vigilant tout le long de ces interactions: observer le comportement de votre enfant en sa présence et en son absence, lui demander de ne pas hésiter à venir vous voir s’il se passe quoique ce soir d’anormal, faire le point avec cette personne fréquemment. Vous pouvez d’ailleurs brancher une caméra vidéo lors de ces cours à domicile; l’intervenant devra en être informé. N’hésitez pas à creuser dans le passé de toute personne adulte qui sera amenée à être mis en contact avec votre enfant.

Ne faites confiance à personne pour s’occuper de votre enfant. Surveillez-les avec des micros cachés; vous n’êtes pas obligés de le faire à chaque session mais de temps en temps, laissez traîner un enregistreur sonore que vous pourrez réécouter plus tard. S’il ne se passe rien de grave, vous effacez la bande et personne n’en sera affectée. Prévenir vaut toujours mieux que guérir.

Ne laissez pas votre enfant seul avec un adulte que vous ne connaissez pas; et cela s’applique davantage aux gens à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confessions; les prêtres, les instituteurs, les professeurs à domicile, les baby-sitters, les voisins sympathiques, et même les membres de votre famille ou de la famille de votre femme.

 

 

4. Donnez un téléphone ou un ordinateur à votre enfant

 

De toute façon, il en aura un avec la complicité de ses amis, avec ou sans votre consentement. A partir de 10 ans, vous pouvez lui offrir un téléphone et mieux encore, vous pouvez installer un traceur sur le téléphone pour contrôler son usage et les services annexes auxquels il a accès (accès internet notamment). Jusqu’à ses 16 ans au moins, vous devez connaître le contenu auquel votre enfant est exposé. Il doit dormir tôt pour bien se reposer et s’il consulte ses mails ou passe des appels à des heures indues, cela aura un impact sur ses études. Les prédateurs sexuels ont pour terrain de jeu favori internet; il est donc de votre intérêt de protéger vos enfants d’eux-mêmes; c’est votre rôle et ne laissez personne vous juger parce que vous être très regardant sur les fréquentations en ligne de vos enfants.

Avec ou sans leur consentement, tracez leur portable et leur ordinateur. Et mettez-y un contrôle parental : ils le contourneront sans doute à l’adolescence mais ils comprendront que vous avez clairement instauré des limites à leurs agissements et en tiendront compte dans leur conduite. Bien évidemment, n’ayez aucune honte à avoir un oeil protecteur sur eux. L’adolescence est une periode de turbulences émotionnelles, physiques et sexuelles; vous ne pourrez pas tout maîtriser mais évitez d’être dans le brouillard total.

Ce n’est pas parce que vous avez un œilleton sur sa vie que vous êtes obligé de devenir un voyeur. Un coup d’œil de temps à autre ou pendant des périodes cruciales (divorce, déménagement, décrochage scolaire…) suffit largement à calmer vos inquiétudes parentales et à anticiper leurs préoccupations, leurs interrogations, leurs difficultés, à leur venir en aide.

 

 

5. Les enfants souffrent du manque d’attention ou d’intérêt de leurs parents

 

Il n’y a pas de canevas modèle pour être un bon parent. C’est sûr ! Par contre, vos enfants ne vous reprocheront jamais d’avoir été très présents dans leur enfance et ou leur adolescence. Vos enfants ne vous reprocheront pas d’avoir été des parents, attentionnés, vigilants, protecteurs. Bien au contraire, ils vous en seront reconnaissants. Ne faites donc pas l’erreur de laisser votre enfant à lui-même pendant ces périodes de vie essentielles à leur maturation.

A l’évidence, il ne faut pas non plus devenir envahissant et en faire des fils à maman ou à papa, incapables de la moindre initiative sans votre consultation. Mais vous ne devez pas fuir vos responsabilités ou les abandonner au prétexte qu’ils sont des ados et qu’ils en prendront offense et vous rejetteront. C’est normal à ces âges de se construire en opposition à ses parents. Votre enfant doit savoir que vous êtes un recours fiable en toutes circonstances; qu’il peut compter sur vous car vous veillez sur lui.

 

 

Yannick DJEUGOUE

 

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