Apprentissage scolaire : ce qui fonctionne à l’étranger

 

Le taux de chômage des moins des 18-25 ans est inquiétant en France. Environ 22 % de cette population est sans emploi. C’est l’un des taux les plus élevé en Europe. Parmi les nombreuses causes, l’apprentissage scolaire dans les écoles n’est pas suffisant, ce qui rend l’accès aux études supérieures compliqué.

En Allemagne, en Suisse, en Suède, à Singapour, aux États-Unis, le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est plus faible que ce qui est enregistré en France. Les meilleurs résultats en termes d’employabilité de ces pays, s’expliquent, entre autres, par des systèmes d’apprentissage scolaire performants.

Des écoles avec plus d’autonomie : une méthode qui marche au Royaume-Uni

 

Le Royaume-Uni propose une manière innovante d’améliorer les systèmes d’apprentissage scolaire, depuis le gouvernement Blair. Comment ? En encourageant les écoles à avoir une plus grande autonomie. Le principe des écoles autonomes est de laisser une marge de manœuvre suffisante aux responsables des établissements et aux professeurs. L’objectif étant d’adapter les contenus proposés aux contextes locaux de chaque école. Les écoles autonomes sont soit des établissements existants ayant demandé et obtenus une autorisation d’autonomie ; soit des écoles créées par des groupes d’enseignants, des associations de parents d’élèves, etc. Ces écoles sont financées par le gouvernement. Elles sont gratuites et ne peuvent faire payer l’enseignement proposé. Les enquêtes ont montré que 87 % de ces écoles offrent des prestations satisfaisantes. Cela a un impact sur le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans au Royaume-Uni qui est de seulement de 4 %.

Un apprentissage scolaire géré directement par les entreprises

L’implication directe des entreprises dans l’apprentissage scolaire en France au sein des écoles n’est pas répandue. Pourtant, l’idée de rapprocher les entreprises des écoles pourrait s’avérer bénéfique. En Allemagne, ce rapprochement a prouvé son efficacité. Les entreprises financent à hauteur de 92 % le système d’apprentissage dans les écoles. Elles peuvent en contrepartie définir directement les compétences et la pédagogie nécessaires pour les différentes formations offertes. À la fin de leur formation, les 2/3 des apprentis sont directement recrutés par les entreprises.

Autres méthodes d’apprentissage scolaire qui marchent à l’étranger

Dans certains pays comme le Royaume-Uni ou encore la Suisse, les étudiants étrangers venant de nations qui n’ont pas d’accord avec l’Union européenne, sont contraints de payer une scolarité à prix relativement élevé. L’objectif pour les pays d’accueil est d’utiliser les ressources collectées pour financer l’équipement des universités, le recrutement d’enseignants, etc.

En Suède, l’enseignement de l’anglais va désormais être davantage basé sur l’écoute et la conversation plutôt que sur l’écrit. Cela permet de développer des compétences linguistiques très spécifiques.  La formation obligatoire des déscolarisés en Autriche, l’emploi des cas pratique à la place des cours magistraux aux États-Unis, sont autant de méthodes d’apprentissage scolaire qui fonctionnent très bien.

Perrine T

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