Éducation idée reçue n°5 : Le travail est un plaisir

 

 

Tout doit-il être plaisir, jeu pour que les enfants puissent apprendre de nos jours. Apprendre par le jeu, apprendre pendant les vacances, apprendre par l’amusement. Ce serait tellement agréable de traverser toutes les épreuves que la vie dresse devant nous avec ces jeux, ces vacances, ces amusements. Personne ne nie le besoin de simplification dans l’acquisition du savoir. Faciliter le travail, évidemment. Faire abstraction du travail, non ! Cela est même contre-productif pour l’écolier ou l’étudiant, futur salarié, père de famille et citoyen.

 

 

 

Le travail n’est pas un plaisir; c’est une nécessité. Un étudiant doit se familiariser aux sacrifices qui viennent avec la réussite scolaire et professionnelle. Travailler vient avec efforts, patience, abnégation, frustrations, échec, répétitions, apprentissage, ré-apprentissage, répétitions, frustrations, abnégation, efforts… et enfin délivrance, succès, compréhension, maîtrise, satisfaction.

La répétition est la première méthode d’apprentissage et elle peut être fastidieuse pour l’apprenant. L’apprentissage par cœur l’est tout autant. Faire des exercices, ça coûte en temps, en énergie et laisser croire que l’on peut faire tout son parcours scolaire sans travailler.

 

 

Comme la respiration pour l’être humain, le travail est indispensable à la réussite. C’est la méthode la plus sûre pour réussir. Il en existe d’autres; la tricherie, la cooptation, l’entregent, l’argent… Mais ces cheminements sont très ardus et s’achèvent quasi systématiquement dans l’échec scolaire ou professionnelle. Même les meilleurs apnéistes finissent par remonter à la surface pour reprendre de l’air.

Les parents doivent donc se méfier de toutes ces méthodes et doctrines qui mettent en avant la paresse comme véhicule de l’apprentissage. Apprendre, c’est dur ! C’est l’école de la persévérance. Un enfant habitué à travailler sans fioritures n’aura aucune difficulté à faire les efforts nécessaires pour suivre la formation qui l’intéresse. Il aura appris très tôt que rien de précieux ne s’obtient dans la vie sans sacrifices.

 

 

Pourquoi faire apprendre par cœur les tables de multiplication à son enfant alors qu’il suffit de lui offrir une calculatrice ?

 

 

Simplement pour qu’il sache le faire lui-même, sans avoir recours à quiconque. Qu’il compte sur ses propres capacités avant toute chose, devant quelque difficulté, qu’il comprenne et surtout maîtrise les arcanes de ces exercices, de sa discipline, de son domaine à l’avenir. N’habituez pas vos enfants aux béquilles pour se tenir debout. Apprenez-leur se tenir debout par eux-mêmes. C’est ce à quoi sert le travail. Se tenir debout sans béquilles.

 

 

Osez le bon sens !

 

 

Yannick DJEUGOUE

claireyvesandreas@gmail.com

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