Etudier à l’université : pour quoi faire ?

Étudiants, ne perdez ni votre temps, ni votre argent à aller à la fac. Personne ne vous le dira. Donc, je vous le dis. L’université française est une fabrique à ‘passables’, au mieux. Car au fond, pourquoi allez-vous à l’université ?

 

 

 

Pour avoir un emploi ?

 

Alors vous n’avez pas acheter le bon produit. Les emplois sont fournis par les employeurs. Et ces derniers ne plébiscitent absolument pas les universités ni pour la qualité de leurs formations, et encore moins pour la qualité de leurs apprentis; vous, édifiant platitudes, théories et inadaptabilité au monde du travail derrière votre paperasserie certifiée que vous appelez pompeusement diplômes.

 

 

Les employeurs préfèrent les écoles d’ingénieurs, les écoles de commerce, les centres de formation et les centres de formation en alternance. Puis, certaines formations très spécialisées et généralement, des masters ou d’excellentes copies du système sélectif que renie tant l’université française.

 

 

L’université exhibe ses réticences à satisfaire le marché comme des médailles d’honneur alors qu’elles sont simplement des évidences de son incapacité à s’ajuster aux réalités d’un monde globalisé où le savoir est aussi accessible que l’eau courante via toutes les nouvelles technologies de l’information de la communication : internet, smartphones principalement. Le monopole du savoir a disparu belle lurette mais ces troglodytes emphatiques ne l’ont pas encore compris et persistent à croire qu’empilement de théories, prêches amphigouriques et régurgitations madrassiques sont encore les clés vers le succès et la réussite professionnelle et sociale.

 

 

90% des formations universitaires ne servent à rien d’autre qu’à booster des égos et encourager le déclassement salarial. C’est quoi ? Des étudiants ayant un niveau Bac +5 obligés de prendre des emplois d’étudiants de Bac +2 pour nourrir leurs familles. Cela crée une baisse des salaires généralisée et une dévalorisation des niveaux d’études supérieures. Et certains employeurs peuvent être incités à penser qu’un bon étudiant d’un BTS pourrait effectuer le travail d’un étudiant bac +5 d’une excellente université… Dans leurs esprits très cartésiens, le bac +5 universitaire ne valant pas un sachet de cacahuètes.

 

 

Le client; les employeurs, à qui les produits; les étudiants, ne sont plus destinés (ses besoins étant niés, rejetés, snobés, moqués, négligés, ignorés) n’a aucune gêne à se diriger vers ceux et celles qui répondent à ses viles attentes mercantiles.

Est-il encore besoin de prouver le succès de ces multiples alternatives à l’université française ?

 

 

 

Pour avoir un métier ?

 

Si vous voulez devenir médecin, avocat, notaire… vous n’aurez pas d’autres choix que de vous coltiner l’université française. Avec ses tares (amphithéâtres surpeuplés, installations défectueuses et datées, rigidités et lourdeurs administratives…). Mais quand on aime, on ne compte pas.
Pour tout le reste, se référer à ‘Pour avoir un emploi ?’

 

 

 

Pour nourrir sa passion de la culture ?

 

 

Si vous êtes fille de rentiers français sans aucun autre but dans la vie que de faire ce que vous aimez, vivre de votre art car l’art sauvera le monde et réunira les hommes derrière des concepts aussi fumeux que l’amour et le partage… Alors, oui l’université française et son torrent de formations blablatives genre psychologie, histoire de l’art, sociologie et toute la compagnie créole de futilités académiques, vous iront très bien.

 

 

L’on ne vit pas de sa passion quand on est jeune dans la force de l’âge entrain d’essayer de trouver un moyen efficace de nourrir sa vie. On se forme à trouver un bon travail, et ses passions, on les poursuit dans son cadre personnel. Vous voulez être musicien ? Inutile d’aller gaspiller l’argent du contribuable dans des formations onéreuses et sans réel impact sur la qualité de votre jeu. Vous pensez que Jimi Hendrix, Eric Clapton, Hetfield, Santana, Hancock et j’en passe… ont fréquenté des facs pour parfaire leurs gestes ? Vous faites une formation d’ingénieurs et vous pratiquez votre guitare à la maison, devant des tablatures sur internet et peut-être que dans quelques années, vous pourrez mettre de côté votre carrière d’obscur chef de projet dans une obscure maison de fournitures électriques pour des concerts bouclés à Bercy comme Brian May.

 

 

Vous aimez la philo ? Lisez des livres de philosophie, allez à des séminaires spécialisés sur votre temps libre, écoutez les explications de philologues sur internet, et chaque matin, prenez votre véhicule pour vous rendre à votre poste de technicien contrôle qualité.

Et qui sait ? Vous pourriez devenir tellement bon que vous écrirez votre propre livre et vous deviendrez chroniqueur dans une radio locale, puis régionale, puis nationale, et votre expertise sera reconnue et tellement reconnue et dans quelques années, vous deviendrez philosophe à plein temps en repandant votre connaissance dans des livres, et à la télévision. La peinture ne vous nourrira pas, un torche-cul d’historien de l’art encore moins. Vous brillerez sans doute devant vos amis dans les diners dans votre F2 à Sarcelles, mais c’est votre femme et les impôts des français qui feront bouillir péniblement votre marmite de pâtes Lidl.

 
 

 

Soyez riches et ensuite, vous pourrez faire tout ce que vous voulez comme Pinault qui achète des grands morceaux d’acier difformes et exubérants à des prix encore plus exubérants, qu’on semble appeler des pièces d’art contemporain… Mais il peut se le permettre. C’est son argent qui nourrit sa passion.

 

 

Oui je sais ! Vous serez le prochain leader du plus grand groupe de rock au monde de votre studio mansardé de 18 mètres carrés à Aubenas ? Ok… Il y’a des gens qui sont dans une telle désespérance qu’ils parviennent par miracle à avoir la vie qu’ils ont longtemps rêvée. Après tout, il y’a bien des gens qui gagnent au loto.

 

 

 

Osez le bon sens !

Yannick DJEUGOUE

 

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