Incel, le futur cancer des étudiants brillants

avril 14, 2021
Catégorie : Non classé

Involuntary celibates. Célibataires involontaires. De nombreux adultes, très bien insérés dans la vie professionnelle, se retrouvent dans leur trentaine, voire leur quarantaine, sans avoir expérimentés de relations amoureuses et même sexuelles.

Ils sont puceaux à 30 ans passés et se réveillent dans un âge avancé avec une vie sentimentale quasi inexistante.

Leur vie personnelle étant vide, leur vie professionnelle en souffre et d’aucuns deviennent dangereux pour eux-mêmes et surtout pour la société.

Incels tueurs

C’est ce qui s’est passé avec Alek Minassian à Toronto au Canada qui a tué une dizaine de personnes et blessé 16 autres en fonçant sur des piétons avec un camion de déménagement pour manifester sa frustration sexuelle envers les femmes.

Le phénomène peut sembler anecdotique mais il n’en demeure pas moins que de plus en plus de jeunes hommes sont frustrés sexuellement car ils n’arrivent pas à avoir une vie sexuelle.

Célibataires involontaires, ils ont parfois passé de nombreuses années à apprendre, à privilégier leurs études et n’ont pas pris le temps de bâtir des interactions sociales fortes.

Brillants et seuls, leur CV important les distingue sur le marché du travail où ils accèdent rapidement à des postes bien rémunérés, avec beaucoup de responsabilités et de stress.

Ils n’arrivent pas à prendre avantage de leur position sociale pour avoir une vie sentimentale intéressante et plongent dans la dépression, et même la misogynie.  

Incel tueur Alek Minassian
Incel killer Rodger Elliot

Les incels étudiants brillants. La société se doit de prendre conscience de cette réalité fruste de jeunes hommes, d’étudiants comme Elliot Rodger, qui ont tout pour réussir dans la vie mais qui s’enfoncent dans la colère et le ressentiment.

En aucun cas, il ne s’agit d’ignorer la responsabilité individuelle de ces Incels tueurs. Mais, les étudiants doivent le prendre en considération, identifier leurs camarades isolés et faire le maximum pour les sortir de leur isolement émotionnel ou social.

Le tissu social étudiant à repenser ?

Les bureaux d’étudiants pourraient mettre en place des campagnes de sensibilisation pour pousser leurs camarades à interagir davantage entre eux, à combattre l’ostracisme et à améliorer l’intégration de personnes timides, isolées, ignorées, et même « zarbis ».

Chacun dans sa fac ou son école, doit essayer de s’intéresser à des personnes qui semblent avoir du mal à saisir les codes d’interactions sociales et qui sont mises à l’écart par les autres.

Les hommes doivent être à la proue de ce combat car le suicide des hommes est tu, alors qu’il est 3 fois plus importants que celui des femmes.

Les hommes souffrent. Les jeunes hommes souffrent et au lieu de s’en prendre verbalement ou physiquement à des garçons « zarbis », nous devrions, tous, dans le milieu que nous fréquentons, faire notre maximum pour qu’ils ne soient pas oubliés dans leur silence.

Les jeunes...

En ce qui concerne la vie sexuelle des jeunes hommes, il existe peu d’informations ou de données et il serait judicieux de commencer à s’intéresser de manière détaillée à ces segments très souvent ignorés par la société ; les 17 – 25 ans.

En effet, la majorité s’en sort bien et jeunesse se fait bon gré mal gré sans anicroches.

La virtualisation du monde, des échanges crée malheureusement de plus en plus d’oubliés du contact humain, du contact sexuel.

Le progrès. Il semble tellement plus commode de nier que dans un passé très récent, les pères allaient « déniaiser » leurs garçons dans les bordels pour leur apprendre la vie.

Comment déniaiser un jeune adulte de nos jours sans passer pour un apôtre de la traite blanche ?

Comment combattre la frustration sexuelle de ces jeunes hommes, laissés pour compte de la coolitude, de l’époque ?

Doit-on d’ailleurs s’y intéresser ?

Après tout, on y arrive tous à avoir une petite amie et à folâtrer ; ils y arriveront bien un jour.

Incels étudiants brillants ? Qui, moi ?

Faire de belles études compte ; en argent, en énergie et surtout en temps. Avoir de bonnes notes à l’école primaire, choisir et performer dans un bon lycée, enchaîner avec une bonne prépa puis réussir les concours pour entrer dans une bonne école de commerce ou d’ingénieurs,…

Le parcours  des incels étudiants brillants.  Ils travaillent dur pour en sortir bien classés, la concurrence faisant rage ; être recrutés dans un poste certes bien rémunéré mais prenant… Ils sont aux manettes sans jamais avoir mouillé la quéquette. Ainsi démarre désastre!

Et vous vous retrouvez à 30 ans sans aucune expérience amoureuse significative, sans aucune expérience de la vie comme l’on dit vulgairement. 

D’aucuns font un burn-out et se réfugient dans les drogues, d’autres, la majorité, font à qui mieux mieux s’amourachent de la première venue pour en faire la femme de leur vie.

Ils construisent une vie de famille avec une inconnue qu’ils croient aimés et à quarante ans advient la fameuse crise, plus violente, le divorce et la dégradation de sa vie professionnelle.

Et pourtant tout allait bien. Que s’est-il passé ?

Le jeune homme n’a jamais pu vivre, il a juste performer toute sa vie sans jamais prendre le temps de profiter de sa jeunesse, de son insouciance.

Des responsabilités dès la sortie du berceau, l’excellence exigée à chaque pas posé et à 30 ans, le moteur craque.

Il n’a pas développé son entregent, il a poursuivi exclusivement de bonnes notes quand d’autres succombaient aux belles quenottes et s’amusaient, batifolaient, se séparaient, se laisser aller pour mieux se retrouver et ainsi, bien maturer.  

Alors qu’à 30 ans la plupart des adultes songent à créer une famille, les incels étudiants brillants se demandent ce que cela fait d’avoir la main d’une femme posée sur soi.

homme timide

La faute à qui ? A long crayon pour sûr.

L’adolescence et l’adulescence sont des périodes d’apprentissage intensifs. Apprenez à l’école et dans la vie.

Il ne s’agit pas de vous demander de ne pas viser l’excellence scolaire et professionnelle. Il s’agit de vous demander de ne pas oublier de vivre pendant que vous la visez.

Il est assez pathétique de rencontrer des puceaux de 30 ans, de plus en plus de puceaux de 30 ans de nos jours. Ils ont tous les codes professionnels, ils savent tout mais sont si vulnérables.

Et ils se feront plumer dans les divorces par des femmes attirées par leur statut social et leur réussite financière.

Facilement manipulables par des femmes, qui elles, trouveront la bonne poire qui leur permettront de rafler le jackpot après une vie dissolue et médiocre.

Ces garçons courent les coaches de séduction, engraissent les sites de rencontres et autres charlatans de l’amour pur.

Ils dépensent, se font avoir par les femmes vénales, et leur dépression peut mener vers le suicide et des tueries de masse dans les cas extrêmes.

Que faire pour aider les Incels?

Ils doivent résoudre immédiatement leur problème physique : perdre leur pucelage.

Il existe de nombreux pays limitrophes où la prostitution est pratiquée sans hypocrisie. Je ne vous invite pas évidemment à enfreindre les lois de votre pays. En aucun cas !

Prenez le temps de vous amuser et ne vous précipitez pas dans une relation amoureuse avant un délai minimum d’un an

Ayez un budget mensuel ou bimensuel pour folâtrer avec ces femmes et n’ayez aucune gêne à vous soigner. Il s’agit de votre équilibre mental, social et professionnel.

Vous avez fait de gros sacrifices pour vous retrouver dans cette position, prenez des mesures de sécurité importants afin que cette partie de votre vie ne soit pas exposée au public.

D’où la nécessité d’aller vous amuser à l’étranger. Un weekend à Barcelone ou à Francfort et vous revenez frais comme un gardon.

La prostitution est tolérée en France, comme vous le savez, les prostituées ont le droit d’exercer leur profession, même si leurs clients sont poursuivis par la justice pour la sollicitation de leur service. Vous parlez d’hypocrisie !

 

Pratiquer un sport pour développer votre attractivité sexuelle et votre confiance en vous-même.

Courez, inscrivez-vous dans une salle de gym après le Covid, dans un club de karaté, de judo ou de vélo… Cela sera profitable pour vous à tous les niveaux.

 

Apprenez à aborder les hommes d’abord avant de vouloir aborder les femmes. Aborder les hommes pour en faire des amis, évidemment !

En apprenant à vous faire des amis, vous apprendrez à interagir avec l’autre et le passage vers les femmes sera moins effrayant, bien plus naturel.

Achetez un chien et promenez-le au parc. Saisissez toutes les occasions pour échanger, même brièvement avec des inconnus, jeunes vieux, hommes, femmes… Faites-le régulièrement. Trouvez-vous un hobby et inscrivez-vous à un club. La pêche, la chasse, le théâtre, le cinéma, la danse, les voitures, ….

 

N’hésitez pas à profiter des connexions des membres de votre famille pour apprendre à communiquer, à échanger, à rigoler, à partager des moments de complicité et de réflexions…

 

Après un an, vous serez assez préparé pour envisager de sortir avec une fille. Vous pouvez vous faire conseiller ou regarder tout simplement autour de vous, sur internet pour apprendre à vous habiller, à vous coiffer, à vous rendre plus beau.

Votre coiffeur peut être votre coach naturel en relooking par exemple. Et cela ne doit pas vous coûter une fortune. Bien au contraire.

Sobre, classique, basique. Cela doit être un bon plan, investir peu pour avoir un bon effet.

Vous avez bossé pour être sommet très jeune. Vous saurez bosser pour être plus attrayant. Vous pourrez ensuite utiliser les applications de rencontres pour trouver une femme à votre convenance ou vous appuyer sur vos nouveaux réseaux d’amis pour le faire.

Ne vous précipitez pas dans les relations de couples. Bien au contraire, amusez-vous et rattrapez le temps perdu sans aucune pression.

Ayez plusieurs relations amoureuses simultanément, si possible. Evitez le couple, le plus longtemps possible.

 

Enfin

Que personne ne vous mente ; ça prendra du temps, des efforts et de nombreux échecs pour y arriver.

Il faut savoir que tout le monde est passé par là, s’est mangé des « stops » comme l’on dit vulgairement. C’est normal !

Cela affectera votre confiance en vous-même mais cela n’est pas une raison de s’arrêter. Vous avez bien tenu face au théorème de Bernoulli.

Lentement mais sûrement, vous y arrivez. Vous avez toujours su y arriver. Vous pourriez y exceller si vous le souhaitiez d’ailleurs, mais ça c’est une autre discussion. 

 

 

Osez le bon sens !

Magson de Pazou

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