Les mères célibataires et l’échec scolaire en banlieues

mères célibataires

 

 

De toutes les causes de l’échec scolaire chronique de la Seine Saint-Denis, les autorités gouvernementales mettent très rarement en avant l’impact absolument désastreux des mères célibataires. Les foyers mono-parentaux sont l’une des raisons majeures de l’échec scolaire du 93

 

 

Le dire à coup sûr, vous fera passer pour un dangereux polémiste d’origine maghrébine mais les faits sont têtus. Les mères célibataires font face à des difficultés économiques et sociales qui plombent l’éducation de leurs enfants. Elles doivent travailler durement et à des heures indus pour pouvoir nourrir leurs enfants. Les emplois qu’elles obtiennent, générent de faibles revenus, les salaires sont bas. Cela les contraint à vivre dans la plus grande précarité et d’avoir recours à l’assistance publique pour joindre les deux bouts. Allocations familiales, HLM, aides municipales, recours systématique aux associations caritatives comme Emmaus, Les restos du cœur et débrouillardises pour ne pas dire prostitution, frivolité sexuelle par quête effrénée d’un mari…

 

 

Les mères célibataires, du fait d’avoir eu un enfant très tôt dans leurs vingtaines et d’avoir été abandonnées par le père, doivent interrompre leurs études pour jouer leur rôle d’adulte. Elles cohabitent parfois avec leurs parents et leurs frères et sœurs sous le même toit mais le chômage, la promiscuité, les tensions familiales pousseront cette dernière à le quitter ou en être chassée. Elle fera donc appel aux associations ou à la mairie pour trouver un logement précaire (hôtels, foyers, cohabitations) et l’on lui octroiera un habitat à loyer modéré HLM. Elle arrêtera ses études pour s’occuper de son bébé et vivra du RSA et d’aides sociales.

 

 

L’instabilité de sa situation la poussera à terme à rechercher un emploi mais étant donné ses faibles qualifications, elle sera cantonnée à des emplois très sommaires (caissières, employés de maison, aides à domicile, …) et devra se débrouiller pour trouver quelqu’un d’autre pour s’occuper de son enfant pendant ses absences. Le gamin grandira sans aucune présence masculine à la maison, avec une mère anxieuse. Elle fera des rencontres avec des hommes multiples pour avoir des revenus complémentaires pour améliorer son quotidien. Le gamin grandira dans la faim et la peur de l’expulsion. Difficile de faire de belles études dans de telles conditions. La maman étant absente, le papa ayant disparu depuis belle lurette, le gamin se repliera vers la cité pour son éducation. Il va traîner hors de la maison toute la nuit, ne pas faire ses devoirs et dormir mal ou peu pour avoir une bonne assiduité et concentration à l’école.

 

 

A l’adolescence, la maman étant plus fatiguée, moins attirante et les besoins ne cessant d’augmenter, elle incitera son fils à prendre des voies de raccourcis pour abréger ou arrêter l’école. Tu es l’homme de la maison ! Entretemps, elle aura sans doute eu un, deux ou trois autres enfants avec des hommes différents. La situation économique de la famille sera explosive, les tensions nombreuses, la faim continue. L’adolescent voudra volontairement ou involontairement, prendre le rôle de père pour ses frères et de mari pour sa mère. Il s’engagera dans la délinquance, la petite criminalité pour apporter un complément de revenus à la maison. La scolarité sera mise en veille ou avortée et il se précipitera vers l’argent facile pour nourrir sa famille.

 

 

A l’entrée de la vingtaine, il connaîtra les commissariats et les palais de justice au grand désespoir de sa mère, qui s’appuiera sur ses ressources informelles pour élever ses frères et sœurs. Leur éducation sera tronquée, leur français médiocre, leurs écrits lamentables. La mère, toujours dans des emplois précaires, fera tout son possible pour avoir beau-père pour ses enfants avec tous les risques que cela implique : abus physiques, abus sexuelles, manipulations et dépendances émotionnelles. Un petit ami remplacera un autre petit ami ou un mari, ou encore un concubin. Ces derniers n’étant clairement pas intéressés par le devenir de ces enfants qui ne sont pas les leurs. Les mauvaises fréquentations, les drogues, la vie facile et festive seront mises au travers du chemin de ces enfants et la mère, de part son manque de jugement, ne sera d’aucun recours.

 

 

L’impulsivité sera le trait de caractère commun de ces enfants; ne rien prévoir, profiter du moment car l’on sait très bien de quoi de demain est fait : rien. L’aîné de la famille finira en prison et les frères suivront le modèle. Les filles copieront leurs mères et coucheront sans protection dès leur plus adolescence, sans que la mère n’y trouve rien à redire : elle est passée par là. Et le cycle recommencera. Et de générations en générations, les cités seront peuplées de mères célibataires, de misère, de promiscuité, de manque d’éducation et d’emplois, de manque de pères à la maison, de désespérance.

85% des détenus américains sont issus de foyers mono-parentaux.

 

 

Osez le bon sens !

Magson de Pazou
claireyvesandreas@gmail.com

 

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