Un parent doit-il …


 

 

Donner un téléphone portable à ses enfants ?
Donner de l’argent de poche à ses enfants ?
Donner des bisous à ses enfants en public ?
Donner des bisous à ses enfants en public ?
Donner la main à ses enfants dans la rue ?

 

 

 

1- Donner un téléphone portable à ses enfants ?

Cela va à l’évidence dépendre de l’âge de ses derniers mais la règle de base est de ne pas en donner. Soyons clairs : avant qu’il ne rentre au collège, un enfant ne doit pas avoir de portable.

En 6e, vous pouvez commencer à l’envisager avec un usage très précis : les week-ends et une à deux heures le soir en semaine. Ils doivent vous remettre leur portable avant d’aller se coucher à 21 heures. Les téléphones sont des distractions permanentes qui empêchent surtout vos enfants de se reposer et de demeure concentrés en classe. Les récupérer en semaine et en journée et le leur laisser le week-end après qu’ils aient effectuer leurs tâches ménagères ou leurs devoirs est une discipline de maison que vous devriez instaurée le plus tôt possible.

Un enfant doit apprendre à grandir avec la frustration et à la contenir ou la canaliser. Au lycée, vous pouvez être plus coulant en fonction de leur capacité à se responsabiliser. N’hésitez pas à les récupérer s’ils ne respectent pas vos recommandations.

 

 

 

2- Donner de l’argent de poche à ses enfants ?

Là aussi, faites-le le plus tard possible voire jamais. L’argent de poche ne doit pas être une motivation scolaire pour réussir ou une épée de Damoclès que l’on agite sur la tête du gamin s’il commet un impaire. Votre enfant doit être assez à l’aise avec vous pour vous demander de lui payer quelques friandises ou sorties avec ses amis. Montrez-lui que vous lui faites confiance aussi. S’il travaille bien et vous dit qu’il compte aller au cinéma avec ses amis, donnez-lui de quoi financer sa récréation et ne le surveillez pas du coin de l’œil.

 

 

Par contre, il n’a pas droit à quelque argent de poche car rien n’est un dû dans la vie. Vous devez lui apprendre à comprendre que tout se mérite. Si je me comporte bien à l’école et à la maison, j’ai le droit de réclamer quelques agréments. Sinon, je n’ai droit rien. Et quand bien même je me serais conduit bien, je n’ai droit à rien si ce n’est à la gratitude de mes parents. Et quand j’ai besoin de quelque chose, je leur en parle et on “s’arrange” pour que je l’obtienne.

 

 

Au lycée, la puberté faisant, vous pouvez être moins psycho-rigide et mettre en place un système de salaire pour les tâches ménagères uniquement. Tu travailles à la maison en aidant ta maman; on te paie un salaire pour le labeur que tu fournis. Tu ne le fais pas; tu n’as droit à rien. Les études ne doivent pas être conditionnées à l’argent.

 

 

 

3- Donner des bisous à ses enfants en public ?

Tout est question de tempérance et de bon sens. Devant ses copains au collège, cela n’est pas indiqué. Respectez-le en le traitant comme un petit homme ou une petite femme et non comme une poupée, un toutou que l’on promène et montre à ses copains. Vos enfants ne sont pas des jouets. Respectez son espace et sachez vous montrer discrets et bienveillants quand vous êtes en public.

 

 

C’est à l’enfant, à l’école, devant ses amis, de vous présenter à son cercle, de vous mettre en avant. Ne vous imposez pas à eux. Avec la puberté, vos élans d’affection seront mal interprétés par ce dernier et vous devez le comprendre. Pour les plus jeunes, évidemment, vous devez être plus affectueux mais sachez ne pas être collants pour ne pas en faire des fils à maman.

 

 

A la maison, l’on peut se laisser aller à toutes sortes d’effusions, à l’extérieur, on se “comporte”. Il devra affronter le monde et ce n’est pas en étalant ses sentiments et ses émotions au grand jour qu’il ou elle y parviendra aisément.

 

 

 

4- Donner des claques à ses enfants en public ?

S’il insulte une vieille personne devant vous ou provoque une bagarre, oui, quelque que soit son âge, vous vous devez de le reprendre immédiatement et lui demander de présenter ses excuses. Une fois de plus, du bon sens. A part une situation exceptionnelle, vous n’avez pas à lever la main sur votre enfant en public.

 

 

Il ne devrait d’ailleurs pas avoir se comporter mal en votre présence; cela est une démonstration de votre manque d’autorité. Votre présence doit pousser votre enfant à se redresser, à bien se comporter. Pas à avoir peur de vous. Mais à vous respecter assez pour se reprendre. Vous n’avez pas à lui crier dessus non plus en public pour tout et n’importe quoi. Soyez mesuré et en tant que père ou mère, marquez le coup. Expliquez-lui ce qu’il a mal fait et dites lui ce qu’il adviendra. Pas besoin de “l’afficher” pour vous faire plaisir ou pour une quelconque démonstration de force malvenue.

 

 

 

5- Donner la main à ses enfants dans la rue ?

Tout le temps, quand ils sont petits pour des raisons évidentes de sécurité. En lui donnant la main, vous le rassurez et vous vous rassurez. Pour les plus grands, collégiens et autres, respectez les petits hommes qui se bâtissent. S’ils vous donnent la main, prenez la. Mais montrez-leur que vous êtes toujours vigilants et soucieux de leur bien-être et sécurité. Votre regard enveloppeur doit être une main posée sur leur épaule.

 

 

 

Osez le bon sens !

 

 

Magson de Pazou

claireyvesandreas@gmail.com

Il est où, papa ?

 

Parents, ne laissez pas la responsabilité à l’école d’éduquer vos enfants. L’école instruit, fourbit les connaissances utiles pour être développer des compétences utiles pour être employable lorsqu’on devient un adulte. Les parents éduquent leurs enfants et leur donnent les clés pour s’intégrer dans la société et en être des dignes membres. Les deux notions peuvent se recoupent, se rejoignent. Il n’en demeure pas moins que instruire et éduquer incombent à des entités différentes: les professeurs et les parents. Les deux sont complémentaires mais en aucun, substituables. Et certainement pas le rôle du père.

 

Or la société actuelle, très permissive, en est réduite à considérer que l’école et son corps enseignant doivent s’immiscer dans les responsabilités parentales. Les deux notions se confondent mais pour rendre les choses claires dans l’esprit de tout un chacun : les parents apprennent à leur enfant à dire “Bonjour” avant de s’adresser à toute personne; les professeurs lui apprennent à  l’écrire.

 

Il faut bien le reconnaître, de nombreux parents se sont désistés de leur responsabilité et désormais, l’Etat  providence considère qu’il est de son devoir de remplacer les parents. Il l’a déjà entamé considérablement en éjectant les pères de la maison pour créer ces générations de mères célibataires élevant des enfants désespérés et désespérants. Le père est l’ouverture sur le monde, sur la société, la rigueur, la discipline, la conduite, l’attitude face à l’extérieur du foyer. Le pivot de la famille est évacué et la famille s’effondre. Les mères vivent de prestations sociales avec la complicité tacite de l’Etat. Les pères hors du nid, il faut bien combler le vide et l’Etat, via l’école, rentre dans les foyers et souhaite régenter la paire mère-enfant. Par exemple, il veut encadrer comment nourrir ses enfants, comment les habiller, comment les aider dans leurs devoirs, comment les punir quand ils font des bêtises. Ils doivent accepter leur transsexualité et toutes sortes d’idéologies absurdes sur le genre pour se conformer à une époque sans grâce. L’autorité paternelle a été démolie et le gouvernement veut prendre sa place pour modeler les prochaines générations sous prétexte de progrès.

 

En réalité, la place du père du père devrait être promue, réhabilitée; la famille traditionnelle soutenue pour restaurer le respect des limites et le comportement des gamins lorsqu’ils sont confrontés à la société. En restaurant l’autorité du père, l’on pourra plus facilement et correctement éduquer les enfants et les professeurs, le gouvernement, l’Etat pourraient retourner vaquer à leurs occupations respectives.

 

Osez le bon sens !

 

Yannick DJEUGOUE

claireyvesandreas@gmail.com